mardi 14 septembre 2010

De briques et de broques



Cela pourrait ressembler à l’un de ces jeux que l’on trouve parfois aux côtés des mots-croisés, genre "dix erreurs se sont glissées entre la première et la deuxième image, trouvez lesquelles". Et bien, non, il s’agit juste de deux clichés pris depuis le balcon de notre chambre à coucher en l’espace de quatre mois. Comme vous pouvez le constater, le chantier que je vous présentais en avril dernier est presque achevé. Ouf! Pas question de s’en réjouir trop vite, toutefois, car c’est de l’autre côté que les marteaux-piqueurs ont repris de plus belle. La jolie villa coloniale sur notre gauche n’est plus, et encore heureux que notre maison en était suffisamment éloignée pour ne pas en collecter les débris (l'une des tourelles est, semble-t-il, finie dans la piscine du voisin...).


Il faudrait un Zola pour décrire la fièvre immobilière qui s’est emparée de Hanoï durant ces deux-trois dernières années: une véritable curée. Chaque jour, des maisons de caractère sont détruites au profit d'affreux cubes en béton. Le but, démultiplier les loyers pour rentabiliser le mètre carré, devenu presque aussi cher qu'en Europe (de la pure folie pour un pays où un ouvrier ne touche guère plus de 200$ par mois!). Hélas, depuis qu’une route goudronnée est venue contourner le bout de lac où nous résidons, notre quartier semble être des plus lucratifs pour les promoteurs. Alors, ayant remarqué une poignée de costards-cravates pointer du doigt nos fenêtres, on se demande si notre bicoque ne sera pas la prochaine à subir les griffes des bulldozers. Au jeu du Monopoly vietnamien, aucune règle particulière, si ce n'est celle de bouger ses pions très vite...

  
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