mardi 12 octobre 2010

Hanoi l'effervescente, dixit Le Point

Et non, les reportages du Point ne sont pas tous bidon. Preuve en est cet article paru le mois dernier qui montre que la journaliste s'est bel et bien déplacée sur le terrain. Plus excitant de s'envoler pour l'Indochine que de prendre le RER direction Clichy-sous-Bois? Possible...

«Les étals de Hom Market, dans le sud de Hanoi, fleurent bon les épices, les herbes fraîches et les légumes exotiques. "Regardez, là, ce grand chou chinois!" s'exclame Didier Corlou alors qu'il sillonne les allées du marché où se déploient cresson d'eau, épinards gluants, pousses de bambou et fleurs de bananier. "Eh oui, ici, on ne jette rien, on mange tout! Tenez, sentez-moi ça!" lance-t-il tout en agitant sous nos yeux des bouquets de civette et de menthe douce. Car ce que ce chef breton, installé au Vietnam depuis dix-sept ans, aime avant tout, c'est partager les saveurs et jongler avec les harmonies. Comme en témoignent ses créations, qui, à La Verticale, l'une des tables les plus courues de la capitale, tendent à sublimer les produits du pays tout en s'inspirant de la cuisine de rue. Un étonnant mariage entre tradition et modernité dont Hanoi se fait également la spécialité depuis une quinzaine d'années, jouant des contrastes et multipliant les mutations dans la continuité. Désormais, les voitures concurrencent vélos et vélomoteurs sur les avenues saturées. Les femmes en slims et talons aiguilles côtoient leurs aînées parées de chapeaux coniques. Les grands hôtels affichent un style asiatique chic sous la houlette de designers occidentaux. Et les villas coloniales sont prises d'assaut par une flopée de bars et de restaurants. Ainsi découvre-t-on autour de la cathédrale Saint-Joseph épiceries fines, galeries d'art et cafés branchés, tandis que s'échappent des pagodes mitoyennes des effluves d'encens. Dans le quartier des "36 rues et corporations" (Vieux Quartier de Hanoi), créateurs et artisans revisitent les arts ancestraux de la laque, de la céramique et de la soie. Entre bicoques typiques, ruelles étroites et "maisons tubes", l'endroit a des allures de grand bazar où les Hanoiens dévoilent sans complexe le moindre détail de leur quotidien. Comme faire la vaisselle, déguster des soupes phô ou se chercher des poux... Même dynamique sur les rives du lac de l'Ouest, où les villas avec vue s'arrachent dorénavant jusqu'à 3500 euros le mètre carré. Jour et nuit, on s'y bouscule pour flirter à bord d'un pédalo "cygne", admirer les pièces contemporaines de la Art Vietnam Gallery, déposer des offrandes au temple Tay Ho, siroter un verre au Sunset Bar de l'hôtel Intercontinental face au soleil couchant ou déguster un poulet satay chez Bobby Chinn, le nouveau Jamie Oliver de la cuisine vietnamienne. Bref, on l'avait bien compris, Hanoi bouillonne. Et nous avec.»

Ceci pour contrecarrer l’article de L’Express de l'autre jour et vous donner une image de la ville un poil plus positive. On y vit très heureux, c’est sûr!
    
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