samedi 21 août 2010

Bye, bye!

Pick-up pour Shanghai dans une heure... De retour sur Blogger début septembre. Bye!!!

© ????
Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 20 août 2010

Shanghai Tang…oooo!

On ne présente plus la griffe hongkongaise Shanghai Tang, aujourd’hui entre les mains du géant du luxe Richemont. Véritable institution en Asie, la marque a récemment ouvert un café-restaurant dans la ville à laquelle elle emprunte le nom. Et devinez quoi? Le samedi soir, on y danse le tango! Hmmmm, reste-t-il encore une petite place dans la valise pour mes zapatos Comme il faut? Ou c’est plutôt le tour de taille qui risque de poser problème? Trente semaines, déjà... sans doute pas très encourageant pour les machos du coin...


> Shanghai Tang Café, 333 Huang Pi Nan Lu, Xintiandi, Shanghai. Milonga les samedis soirs, au 3ème étage, entre 21h30 et 01h30. Entrée 70 Y. Renseignements sur le site de Tango Shanghai.


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 13 août 2010

L'usage du monde

«Au point du jour, nous nous sommes retrouvés à la sortie de la ville avec quantité d’inconnus qui nous connaissaient – "c’est ça être étranger". »
Lijiang
«Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations.»
Lijiang
Shaxi
«Une salivation émotive accompagne l'appétit, qui prouve à quel point dans la vie de voyage, les nourritures du corps et celles de l'esprit ont partie liée. Projets et mouton grillé, café turc et souvenirs.»
village de Xiao Luo Shui
«Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait.»
gare routière de Luòshui, Lugu Lake
«Porté par le chant du moteur et le défilement du paysage, le flux du voyage vous traverse, et vous éclaircit la tête. Des idées qu'on hébergeait sans raison vous quittent; d'autres au contraire s'ajustent et se font à vous comme les pierres au lit d'un torrent. Aucun besoin d'intervenir; la route travaille pour vous. On souhaiterait qu'elle s'étende ainsi, en dispensant ses bons offices, non seulement jusqu'à l'extrémité de l'Inde, mais plus loin encore, jusqu'à la mort.»
bus Luòshui-Lijiang
«Finalement, ce qui constitue l’ossature de l’existence, ce n’est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d’autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l’amour, et que la vie nous distribue avec parcimonie à la mesure de notre faible cœur.»
Lijiang
* Extraits tirés de L'usage du monde de Nicolas Bouvier (1963), lente dérive de l'auteur entre Genève et le Khyber Pass dans les années 1953-1954 .


Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 9 août 2010

China-mania


A peine le temps de poster quelques photos de notre voyage au Yunnan, que déjà nous sommes en train de remplir les formulaires pour un nouveau visa chinois. Prochaine destination: Shanghai l’Universelle, du 21 au 28 août. Et après cela, on se calme, promis (il faut dire que je risque fort d'être interdite d'avion, de toute manière...).


Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 7 août 2010

Yunnan #4: Shangri-la (Zhongdian)

Ils étaient nombreux à s'interroger sur la localisation géographique du Shangri-la d'Horizon perdu, le livre écrit par James Hilton en 1933 –  probable déformation, au fait, du mot Shambhala, le paradis mythique du bouddhisme tibétain. Peine perdue. Les autorités chinoises se sont chargées de la désignation officielle à la fin des années '90: face à l'éternité, ce sera la ville de Zhongdian, un point c'est tout.


© Laurence J. Brahm
Une manne touristique, il va sans dire, pour cette ancienne bourgade poussiéreuse, aujourd'hui formidable point de départ pour des randonnées bucoliques, agrémentées de sympathiques incursions dans l'intimité des foyers tibétains (merci Alex pour nous avoir aidés à terminer notre bol de thé salé au beurre de yak!).




Légendaire ou pas, l'entrée dans la ville de Shangri-la n'a rien de spécialement paradisiaque...




Heureusement, les choses s'arrangent dès que l'on s'engouffre dans les ruelles pavées du centre...




... elles-mêmes déjà prises d'assaut par toute une panoplie de souvenirs assez improbables.




Reste la visite du monastère Songzanlin (3 kilomètres au nord de la ville), plutôt impressionnant pour tous ceux qui, comme nous, n'ont jamais vu le Potala de près.













Tashi Delek!


Les bonnes adresses de notre périple:


Sur TripAdvisor, les internautes ne tarissent pas d'éloges à propos du Songstam Hotel, idéalement situé à une centaine de mètres du monastère Songzanlin. Nous ne pouvons que confirmer. L'hôtel propose des chambres doubles bien douillettes avec de fort jolies salles de bain pour 680 Y, petit-déjeuner compris. Deluxes avec petit coin salon à 900 Y.

Un peu plus loin, le tout nouveau Songstam Retreat, dirigé par le Français Patrick Druet, en est une version encore plus luxueuse. Nous n'avons testé que le restaurant tibétain, délicieux!


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 6 août 2010

Yunnan #3: Lugu Hu (et sa star, Namu)

Ça faisait un bout de temps que je rêvais de découvrir le pays Moso. Nous voilà enfin en route (version goudronnée d'abord, puis carrément "Camel Trophy", suite aux nombreux glissements de terrain causés par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la Chine du Sud ces dernières semaines).


Au bout de six bonnes heures, le voilà enfin le fameux lac Lugu, berceau de l'une des dernières sociétés matrilinéaires au monde.


Et que dire de notre gite, si ce n'est wowwww!!! Bon, le ciel n'était pas aussi bleu que sur la photo que je vous sers ici, mais tout de même...

© Namu Palace
L'endroit idéal, en somme, pour se plonger dans la lecture du livre Adieu au lac Mère, qui a fait connaître la région (et, avec elle, les Moso) au monde entier.


«Adieu au lac Mère est le récit d'une enfance extraordinaire dans une société hors du commun. Cette enfance est celle de Yang Erche Namu, célèbre chanteuse et mannequin chinoise [...] née en 1966 chez les Moso, une société matrilinéaire des montagnes de Yunnan, à la frontière sino-tibétaine, à 2700 mètres d'altitude. Les Chinois appellent le pays Moso "le pays des filles", car chez les Moso, les femmes sont chefs de famille. Les Moso ont rejeté le mariage. Les unions sexuelles sont temporaires et les enfants appartiennent d'office à la famille maternelle. [...] Adieu au lac Mère relate les seize premières années de la vie de Namu, sa relation douloureuse avec sa mère, ses désirs de voyage et d'évasion, son ambition de voir le monde et l'aboutissement de ses rêves lorsqu'elle réussit un concours de chant et intègre le conservatoire de musique de Shanghai. Le récit de l'apprentissage de Namu est à la fois plein de drame, d'étrangeté et de beauté. A travers les yeux d'une enfant puis d'une adolescente fougueuse, on pénètre dans les alcôves où luisent au coin du feu les visages tannés, on goûte au thé au beurre de yack et on s'enivre de l'air des montagnes. On découvre comment s'y déclinent l'amour entre mère et fille, le conflit entre l'individu et la société. On éprouve les bouleversements sans précédent que sont l'intrusion de la révolution chinoise dans cette société millénaire aussi bien que l'éveil à la liberté d'une jeune fille au destin exceptionnel. Ce livre repose sur la rencontre de Namu avec une anthropologue française, Christine Mathieu, qui est l'une des premières Occidentales à avoir pu étudier les mœurs des Moso.»

Véritable icône en Chine, Namu Erche Yang a certes quelque peu déserté les lieux depuis, mais son visage reste omniprésent dans la résidence qu'elle s'est fait construire non loin de son village natal et dont elle met à disposition deux chambres pour les voyageurs.



Parmi les coupures de presse qui recouvrent une bonne partie des murs, pas un seul titre phare français ne  manque à l’appel. De quoi tenir compagnie durant les trois jours que nous passerons sur place (hélas, une méchante gastro me clouera au lit…).


Pour les Moso, les vrais, je ne peux donc que vous renvoyer vers le blog Lugu Hu, le havre des Mosu, ainsi que vers le splendide reportage photo de Nadia Ferroukhi, paru dans Géo en mars 2009, dont voici un petit teasing:

© Nadia Ferroukhi
© Nadia Ferroukhi


Les bonnes adresses de notre périple: Avec son incroyable vue embrassant tout le lac, le Namu Palace est le musée-résidence érigé par Namu herself à sa propre gloire. Immersion garantie dans le monde bariolé de la star, donc, qui plus est en compagnie de l'un de ses frères, qui gère les lieux en son absence. 600 Y la nuitée, petites excursions aux alentours comprises. Xiao Luo Shui Village, Sichuan Border (+86) 0888-5881968
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 5 août 2010

Yunnan #2: Lijiang

«What am I doing here?» C’est par cette question-titre que commence l’un des livres de Bruce Chatwin. J’avoue avoir découvert l'ouvrage seulement suite à la rencontre – voici douze ans – d’un personnage que le feu écrivain-voyageur a lui-même contribué à rendre célèbre. J’ai nommé là le très folklorique et controversé docteur Ho du village de Baisha, décrit dans un accès de lyrisme comme «le médecin taoïste des montagnes du Dragon de jade de Lijiang».


L’aura du vieux toubib est apparemment pas mal retombée depuis (la dernière édition du Lonely Planet ne lui consacre que quelques lignes, contre un encadré d’une bonne demi-page en 1997).
«Qu’est-ce que je fous là?!!!» est en tous cas l’exclamation qui aurait pu s’échapper de mes lèvres en découvrant le nouveau visage de Lijiang. Autant dire que tout ce qui constituait le charme de ce dédale de ruelles pavées niché à 2400 m a pratiquement disparu derrière les innombrables échoppes à touristes et le flux continu de badauds venus des quatre coins de la Chine. Jugez par vous-même…

AVANT


APRÈS



Les ruelles et les canaux de la ville ont beau regagner un semblant de charme à la tombée de la nuit, encore faut-il réussir à faire abstraction des décibels renvoyés par les nombreuses boîtes disséminées un peu partout...



Ah, quand je pense que les concerts de la minorité Naxi étaient l’une des rares distractions possibles à l’époque... Qu’il est temps de partir vers d’autres horizons! Inconnus, cette fois-ci.


Les bonnes adresses de notre périple :

Zen Garden Hotel Lion Yard, 37 Shuang Shi Alley, Xin Hua Street (+86) 0888-5189799 Surplombant les toits de la ville, cet hôtel à la déco très soignée propose des chambres doubles avec lits king-size pour 880 Y, petit-déjeuner compris.

Namu Bar, Building B15/16, Yuhe Street (+86) 0888-5189092 Cet établissement, propriété de l’ex-chanteuse, mannequin et star locale Namu (je vous reparlerai d’elle tout bientôt), propose une suite à l’étage à la déco totalement extravagante. Pas vraiment donnée – 1000 Y la nuitée – mais a-t-on souvent l’occasion de s’asseoir sur un véritable trône, lorsque l’on ferme derrière soi la porte des toilettes?

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 4 août 2010

Yunnan #1: Kunming, Dali, Shaxi

- Trois billets pour Dali en couchette molle, svp.*
- Mei you!
- Alors trois billets en couchette dure.*
- Mei you!
- Alors n’importe quel siège, n’importe quel jour...*
- Mei you!
* Traduction Lonely Planet à l’appui, bien sûr, le mandarin faisant quelque peu défaut en famille…

Je vous passe la mauvaise humeur et les critiques à mon encontre du chef de clan, à qui je ne peux que conseiller la lecture de l'excellent article de Benoît Saint Girons sur les tribulations relatives à l'achat de tickets dans les gares ferroviaires chinoises.


S’il y a un mot que l’on apprend très vite en voyageant en Chine, c’est "mei you", négation qui équivaut à notre "y a pas", hélas, souvent très prisée par les peu affables fonctionnaires de service aux guichets (même quand tout donne à penser qu’il y a, et comment...).

C’est ainsi qu’il a fallu se rabattre sur un bus, le lendemain, pour rejoindre la ville de Dali, à 6 heures de route de Kunming.



Pas plus mal, à vrai dire. Non seulement Alex s'est fait plein de copains en route, mais, surtout, l’ancienne citadelle Bai n’a plus grande chose à voir avec l'agréable point de chute que j'avais connu en 1998. Pas de regrets, donc. On y passera d'ailleurs une seule nuit, histoire de ne pas manquer le marché du lundi de Shaping – 30 km plus au Nord –, l’un des musts du Lonely Planet.



Direction ensuite l’ancienne cité caravanière de Shaxi – en voiture privée avec chauffeur cette fois-ci –, qui semble encore résonner du bruit des milliers de sabots passés par là à travers les siècles. Véritable coup de cœur de notre voyage, cet ancien carrefour sur les routes du commerce du thé et des chevaux n'est pour l'instant qu'à peine cité dans les guides de voyages. Et ce n'est pas pour nous déplaire. Espérons seulement qu'il ne subisse pas l'évolution touristique de bien d'autres bourgades auYunnan...




Non loin de là, les grottes de Shibaoshan (littéralement, "du mont du Trésor de pierre") valent le détour (dont au moins 2 km à la sueur de ses propres mollets...).





Les bonnes adresses de notre périple:


A Kunming, The Hump Hostel, place Jinmabiji, Jinbi Lu (+86) 0871-364 0359 Sa situation centrale de choix, parmi des dizaines de bars et de discothèques en fait le lieu de rencontre de tous les routards de la ville. Pour les couples à la recherche d'un minimum de confort, les chambres doubles avec sdb ne coûtent que 150 Y et sont plutôt correctes. L'endroit est aussi très prisé pour sa jolie terrasse où il fait bon siroter un verre en contemplant les affreux gratte-ciels environnants.


Dans le Vieux Dali, la Mao Mao Cool Guest House, Renming Road 419 (+86) 0872-2474653 Adresse de charme jouissant d'une belle cour intérieure, à l'écart de l'agitation des bars. Excellent rapport qualité-prix: chambres doubles à 120 Y et duplex, à l'étage, à 220 Y.

A Shaxi, le Laomadian Lodge, Sideng Jie (+86) 0872-4722666 nous a enchantés avec sa Deluxe rustico-chic au lit à baldaquin (450 Y, petit-déjeuner compris) et son excellent restaurant Karma Café, aux portions pantagruéliques. Interdit de quitter les lieux sans avoir goûté au ragout de boeuf aux épices tibétaines. Divin!

Et un petit plan, histoire de se repérer...


D’une superficie comparable à la France, le Yunnan est sans conteste la 
province chinoise la plus variée géographiquement, avec des paysages 
allant de la forêt tropicale aux hauts plateaux tibétains.
Pas question de tout voir en 15 jours, il va sans dire…

Rendez-vous sur Hellocoton !