mardi 28 septembre 2010

Anniversaires en rafale

Qu’il est bon d’être de retour sur la toile, après une longue panne d’adsl! Depuis plusieurs jours, nous nous creusions la tête pour savoir d’où venait le problème. Et bien, nous n’avions tout simplement pas réglé la dernière mensualité de notre fournisseur d’accès. Il faut savoir qu’ici, la moindre petite facture se paie par le moyen du porte-à-porte. A moins de passer toutes ses journées à la maison, à attendre la visite des différents créanciers, on a donc vite fait de se retrouver sur la liste des mauvais payeurs (à qui, apparemment, on peut retirer un service à tout moment). Une vraie chance que la coupure n’ait pas concerné le courant électrique qui alimente nos clims et nos ampoules! 
Sony Nex 5
Certes, cela ne m’aurait pas empêché de prendre une année au compteur, samedi dernier, mais j’aurais été bien embêtée pour charger l'accu de ce bijou de technologie, reçu en cadeau pour l’occasion par mes deux hommes. Le chalenge, maintenant, reste bien entendu celui d’apprendre à m’en servir (et internet m’est bien utile pour tenter de déchiffrer le mode d'emploi, complètement indigeste). Avec un peu de patience, la qualité des photos de ce blog risque donc de s'améliorer, du moins je l'espère... Pour l’heure, c’est mon gros matou (10 ans aujourd’hui !!!) qui me sert de modèle dans l’art du portrait. Un brin surexposé, certes, mais plutôt bien conservé pour son âge, non?



PS: Mille mercis pour vos nombreuses "notifications" Facebook. Hélas, avec la censure qui rode en terre communiste, je n'arrive plus du tout à accéder au site. Même pas avec l'ordinateur de Greg, qui avait pourtant été traficoté pour...
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mercredi 22 septembre 2010

C'est la fête!

Très attendue par les enfants vietnamiens, la fête de la mi-automne, ou Têt Trung Thu, est célébrée aujourd'hui dans tout le pays, jour de pleine lune du huitième mois lunaire. Cela faisait quelques semaines déjà que les ruelles du vieux Hanoï regorgeaient de masques en tous genres, lanternes et tambourins. Sans compter les nombreux étals de moon cakes, symboles gloutons de plénitude et de prospérité. Alors, prêts à revêtir vos plus beaux habits de parade, les lutins?




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mardi 21 septembre 2010

40 ans, toutes ses dents et même des abdos!

Rien de tel qu'une piscine à débordement sur fond de carte postale pour mettre en valeur la plastique d'un beau kouros, du moins le temps d'un week-end bien arrosé. En espérant que la crise de la quarantaine ne vienne pas aussitôt me l'enlever! ;-)


PS: Les coordonnées de ce petit bout de paradis sont par ici, mais il vaut mieux être résident au Vietnam pour pouvoir bénéficier de tarifs abordables...

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vendredi 17 septembre 2010

China Girls


Les filles de Shanghai sont réputées dans tout la Chine pour leur élégance. Si les cols Mao des qipao ont depuis longtemps été relégués aux boutiques pour touristes, les coquettes de 2010 ne manquent pas de sources d'inspiration avec le nombre de créateurs présents dans la moindre parcelle du très chic quartier de Xintiandi.

Mais comment passe-t-on d'un Karl Marx à un Karl Lagerfeld, dans un pays qui garde malgré tout la bannière du communisme? Grace à Vogue, quelle question! En ce mois de septembre, la version mandarine du célèbre magazine du groupe Condé Nast souffle ses cinq premières bougies. Trois fois plus épais que l'édition françaises ou britannique, on écarquille ses yeux en feuilletant les 622 pages qui le composent (près de 2 kilos de papier glacé!). Quant au rayon beauté, on reste carrément sans voix devant des annonces pouvant étaler sérums et potions sur six, huit, dix, voire douze pages d'affilée (surtout lorsque l'on a vécu sur sa propre peau la dégringolade de la pub dans la presse européenne...).

Il va sans dire que la semaine passée à Shanghai a été une formidable opportunité de lèche-vitrine. Mais ne nous imaginez pas en train de baver devant des tweeds Chanel ou Paul Smith. Non, six mois d'expatriation à Hanoi ont quelque peu revu à la baisse notre conception du luxe et, désormais, même des enseignes H&M ou Zara (inconnues chez nous) nous donnent l'occasion de saliver. Qui l'aurait cru?
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mardi 14 septembre 2010

De briques et de broques



Cela pourrait ressembler à l’un de ces jeux que l’on trouve parfois aux côtés des mots-croisés, genre "dix erreurs se sont glissées entre la première et la deuxième image, trouvez lesquelles". Et bien, non, il s’agit juste de deux clichés pris depuis le balcon de notre chambre à coucher en l’espace de quatre mois. Comme vous pouvez le constater, le chantier que je vous présentais en avril dernier est presque achevé. Ouf! Pas question de s’en réjouir trop vite, toutefois, car c’est de l’autre côté que les marteaux-piqueurs ont repris de plus belle. La jolie villa coloniale sur notre gauche n’est plus, et encore heureux que notre maison en était suffisamment éloignée pour ne pas en collecter les débris (l'une des tourelles est, semble-t-il, finie dans la piscine du voisin...).


Il faudrait un Zola pour décrire la fièvre immobilière qui s’est emparée de Hanoï durant ces deux-trois dernières années: une véritable curée. Chaque jour, des maisons de caractère sont détruites au profit d'affreux cubes en béton. Le but, démultiplier les loyers pour rentabiliser le mètre carré, devenu presque aussi cher qu'en Europe (de la pure folie pour un pays où un ouvrier ne touche guère plus de 200$ par mois!). Hélas, depuis qu’une route goudronnée est venue contourner le bout de lac où nous résidons, notre quartier semble être des plus lucratifs pour les promoteurs. Alors, ayant remarqué une poignée de costards-cravates pointer du doigt nos fenêtres, on se demande si notre bicoque ne sera pas la prochaine à subir les griffes des bulldozers. Au jeu du Monopoly vietnamien, aucune règle particulière, si ce n'est celle de bouger ses pions très vite...

  
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samedi 11 septembre 2010

Xin chào, Hanoi


Nos deux récents voyages en Chine ont le mérite de nous avoir donné envie de reprendre la casquette de touriste dans Hanoi, dont nous sommes loin d’avoir exploré toutes les ressources. En ce qui me concerne, entre nausées à répétition, bobos divers et interminable canicule, j’ai rarement pris le chemin du centre-ville ces derniers mois. Le peu que j’en connais, je le dois d'avantage à mes précédents voyages qu’aux six premiers mois de notre séjour. Cela dit, comme les choses semblent nettement s’améliorer à l’approche de la délivrance (j’adore ce terme qui reflète merveilleusement bien le ras-le-bol que l’on peut ressentir vers la fin de la grossesse), je peux enfin tenter de rattraper le temps perdu. Chance inouïe, la baisse du mercure et l'accalmie hormonale se sont parfaitement synchronisées avec la sortie du plan Xin Chào Hanoi!* (points de vente par ici), sur lequel notre chère compatriote Isabelle et son amie Julie travaillaient depuis des mois. Ce plan, comportant plus de mille entrées annotées, permet de localiser d’un coup d’œil toute infrastructure touristique, commerciale ou administrative. C'est l'outil que nous aurions souhaité trouver à notre arrivée pour nous aider dans notre installation. Inutile de dire qu'il ne quittera plus jamais notre besace.
* en deux versions, française et anglaise

Vous cherchez un serrurier?
Un salon de coiffure?
Ou une boutique de puériculture?

La carte Xin Chào Hanoi! est alors faite pour vous.
Bonnes découvertes!

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jeudi 9 septembre 2010

Les petites madeleines d'Alex

Il souffle comme un air d’automne sur Hanoi depuis notre retour de Chine. Les températures sont enfin descendues en dessous des 33-34° (c’est déjà ça) et, depuis que toutes les écoles ont rouvert leurs portes, on recroise bon nombre d’expats dans le quartier. Alexandre a fait son entrée dans une nouvelle crèche, System’s Little House, et, désormais, j’ai quartier libre tous les jours jusqu’à 15h (la belle vie, quoi, du moins jusqu’à l’arrivée du petit frère…). Bonne surprise, il nous ramène parfois des friandises conctoctées de ses propres mains dans son sac à dos d’écolier en herbe (sac qu’il ne veut plus quitter, même pour une sieste improvisée).


Cette semaine, c’était au tour d'une spécialité philippine répondant au nom de puto, une sorte de muffin au fromage cuit à la vapeur, dont la maîtresse a bien voulu nous dévoiler les secrets (notez ici l'effort de notre petit commis pour reproduire le drapeau philippin).



L'école accueillant toutes sortes de nationalités, le cours de cuisine hebdomadaire devient l'occasion pour faire découvrir aux enfants des spécialités culinaires du monde entier. Les parents qui le souhaitent sont invités à participer à cette activité en proposant des recettes typiques de leur pays. Bon, qu'est-ce que je choisis pour accompagner d'une note douce le drapeau suisse? Les leckerli de Bâle?



PS : Moi aussi, j’ai fait mon grand retour sur les bancs d’école cette semaine, mais je vous reparlerai de mes tribulations dans la langue de tonton Hô tout prochainement...
  
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mardi 7 septembre 2010

Expo!

Et bien oui, même complètement happés par la ville de Shanghai, nous avons fini par faire un tour à l'Exposition Universelle. Deux même, mais uniquement le soir, une fois la chaleur retombée et le gros de la foule décampé. Bon à savoir, un billet nocturne est vendu aux caisses à partir de 17h. En moins de deux minutes chrono et à moitié prix (90 Y, soit environ 10 euros). Autre bonne surprise, les femmes enceintes ont accès à la plupart des pavillons sans faire la moindre queue. Politique de l’enfant unique, va savoir, la femelle gravide semble être à la Chine ce que la vache sacrée est à l'Inde; même si la comparaison n’est pas des plus flatteuses, il n’y a pas de quoi s’en offusquer lorsque l’on sait que les files d’attente peuvent facilement atteindre les 4-5 heures.
Cela dit, même avec un tel traitement de faveur, il y a de quoi avoir le tournis en posant les pieds dans cette gigantesque kermesse. L’Expo en chiffre c’est plus de 5 km2 de surface pour un total de 246 pavillons (et quelques dizaines de milliards de dollars!). Bien sûr, on peut se poser des questions quant à l'utilité d’une exposition universelle à l’heure de la mondialisation. Et on peut être révoltés par un tel gaspillage d'argent. Il n'en reste pas moins qu'il est difficile, une fois sur place, de ne pas se laisser emporter par l’enthousiasme ambiant. Visualisez, donc, une marée humaine de Chinois accourant tous les jours et immortalisant à tout va la moindre petite parcelle de ce parc d’attractions démesuré. Et priant les rares visiteurs aux yeux débridés croisés sur leur chemin de poser avec eux...


une des nombreuses "photos de famille" avec Alex
(et, accessoirement, son fier géniteur…)
«Ces touristes chinois qu’il faut séduire à l’expo» titrait Le Figaro en avril dernier. Certes, l’exposition de Shanghai est une occasion unique pour les 192 pays présents de promouvoir leur patrimoine et leurs infrastructures touristiques. Il n’en reste pas moins que la majorité des Chinois croisés sur les lieux ont bien peu de chances de pouvoir franchir un jour les frontières de leur Empire. Curieux et touchants, à ce titre, les "passeports" vendus pour l’occasion dans les boutiques de souvenirs et la ferveur avec laquelle presque tout le monde tient à collecter le maximum de tampons: en faisant la queue, une fois de plus.

séance "stampfel" à la sortie du pavillon suisse
Touchants aussi, les dizaines de flashs crépitant devant les cimes projetées dans l'une des salles du pavillon helvète.

l'Eigger, peut-être? j'avoue ne l'avoir jamais vu en vrai...
Oui, car c’est bien entendu par le pavillon helvète que nous avons commencé la visite de l'Expo. Non pas par esprit chauvin, mais plutôt par masochisme. Group8 ayant perdu de justesse ce concours d'architecture en 2008, autant dire que mon cher et tendre avait l’air plutôt maussade en se disant que c’est le nom de son bureau qui aurait pu être en haut de l’affiche (ce qui aurait pu ouvrir une brèche sur le marché chinois, plus intéressant que le vietnamien et le singapourien réunis…)



le Lupu Bridge vu depuis le pavillon suisse
Je ne m’attarderai donc pas plus longtemps sur l’architecture du pavillon de notre petit pays (plutôt réussie à mon goût, mais je ne tiens pas à retourner le couteau dans la plaie). Juste une photo en guise de remontant: celle du panneau annonçant la panne (pratiquement quotidienne, semble-t-il) du téléphérique surmontant la structure. Il ne fait aucun doute que c’est cette originalité qui a marqué des points lors du concours (et qui fait accourir les foules, lorsque l’engin veut bien démarrer).

pas de télésiège aujourd'hui 
(tout comme il n'y en aura pas le lendemain...)
Quoi qu'il en soit, aucun d'entre nous n'a boudé son plaisir dans le carnotzet attenant au pavillon. Au menu, raclette valaisanne arrosée d'une bonne bouteille de Rivella millésimée (les glaces Mövempick, elles, étaient en rupture de stock et, de toute manière, pas de trace de l'arôme Caramelita).


Deuxième pavillon visité, la bulle britannique aux allures de hérisson de Thomas Heatherwick. Difficile à rendre en photo avec ses 60'000 tiges en acrylique ondulant au gré du vent, mais absolument fascinant.



au bout des tiges, des semences provenant de la banque des
graines du Jardin botanique de Londres...
... pour une ambiance disco des plus réussies
Autre coup de cœur, autant pour son étonnante architecture entièrement recouverte de panneaux en osier que pour sa grotte intérieure où sont projetés, entre autres, d'impressionnantes scènes de lâcher de taureaux, le pavillon espagnol.





Le pavillon français n'a quant à lui pas remporté tous les suffrages. J'avoue que j'ai pourtant beaucoup apprécié le spectacle des Chinoises jouant des coudes pour se faire photographier devant un Paris digne d'un remake d'Amélie Poulain. Et j'ai même dû essuyer une petite larme de nostalgie en passant devant la cathédrale Notre-Dame (les hormones, sans doute...).



les jardins suspendu de l'étage supérieur

Sans compter le plaisir de pouvoir admirer de près quelques uns parmi les chef  d’œuvre du Musée d'Orsay perdus de vue depuis longtemps.

ici, le Balcon de Manet pris d'assaut par les paparazzi
Cinquième pavillon visité, celui de l'Italie. Un peu de design, quelques robes, des voitures flambantes rouges et une mini réproduction de la coupole de Brunelleschi. Bof, bof, bof...





De quoi poursuivre assez rapidement notre chemin vers le secteur réservé à l'Afrique et à Amérique latine.



Hélas, même avec la meilleure volonté du monde, difficile de trouver une quelconque originalité au pavillon argentin. On a donc vite fait de se rabattre sur son restaurant: bife de lomo et empanadas. Le bonheur, quoi!






Très bonne surprise, en revanche, du côté de l'Océanie, avec un pavillon australien inspiré du fameux Ayers Rock.




Quant au pavillon chinois, nous nous sommes contentés de l'admirer de l'extérieur. S'il y en a un qui a toutes ses chances de ne pas être éphémère, c'est bien celui-là. A tout bientôt, donc!



NB: On peut également effectuer une visite de l'expo bien au calme, sans bouger de chez soi, en navigant sur Expo Shanghai Online. Sinon, pour les Européens rendez-vous à Milan, en 2015. 
 
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jeudi 2 septembre 2010

Shanghai Surprise

Et dire qu'on avait peur de finir par tourner en rond en consacrant une semaine entière à la découverte de Shanghai. Que nenni! Des heures passées à glaner des infos dans les guides de voyage (merci Wallpaper), dans les découpes de magazines (merci Elle et Marie-Claire) et sur le web (merci Ye Lili et Une fille en Chine) ne pouvaient donner qu'une flopée d'adresses et d'idées de visites. Impossible, au final, de tout voir. Une bonne excuse pour rerouver la Perle d'Orient au plus vite, n'est-ce pas chéri? Pour l'heure, voici un petit best-of en images.

Flâner à l'ombre des platanes de l'ancienne Concession française
Reprendre son souffle au parc ShaoXing
Conjurer le sort au temple de Confucius
Se frotter à la Chine populaire dans 
ce qui reste de la vieille ville
Claquer du bec face aux spécialités locales
Carpe diem au jardin Yu

Chiner tout plein de chinoiseries sur FangBang Lu
Se faire rappeler à l'ordre par l'ancien patriarche
Replonger en enfance aux puces de DongTai Lu
En profiter pour remettre ses 
pendules à l'heure suisse
Tomber sous le charme des ruelles de TianziFang
Emoustiller ses papilles à la Tea City 
de ZhongShanDong Lu
Toucher le ciel du doigt du haut 
des buildings de Pudong
Renouer avec l'univers du luxe sur HuaiHai Lu
Se mélanger à la jeunesse dorée de Xintiandi
Prendre un bain de foule sur le Bund
Déclarer sa flemme à la ville
Et finir, tout de même, par faire 
un tour à l'Expo du coin...
  
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