mercredi 27 octobre 2010

De l'art de redorer le blason du tennis helvétique


Revers, coups droits, smashs, volées. Aucune technique n'est laissée au hasard pour venir à bout du nuisible numéro 1 mondial: le moustique, porteur de paludisme et de dengue. Pour une fois qu'une raquette fait l'unanimité à la maison! «Heuuu, elle est où la télécommande, chéri???»


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lundi 25 octobre 2010

Toujours pas...

West Lake, Hanoi (vue depuis notre chambre à coucher)
Et moi qui y croyais dur comme fer à ces histoires de pleine lune... Mais non, toujours pas de Premier Cri. Rangée au placard, la Balance! C’est bien le dard d’un petit Scorpion qu’il va falloir accueillir sous notre toit, incessamment sous peu (aïe, aïe!).
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vendredi 22 octobre 2010

Jour de ponte

Depuis dix jours, toute la communauté expat de Hanoï ne parle que d’une chose: le petit Confédéré qui a vu le jour dans un taxi lundi dernier (ah, Mélanie, si tu me lis, sache que tu es mon héroïne!!!). Vais-je réussir à faire plus original? Qui sait... L'heure approche à grands pas, en tous cas. Brrrrrr!!!

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mercredi 13 octobre 2010

Tour de Babel

Comme tout bon parent qui se respecte, nous essayons tant bien que mal d’instaurer un semblant de bonnes manières dans le crâne de notre petite tête blonde (plutôt châtain, en réalité). Raison pour laquelle nous nous voyons obligés de marteler à longueur de journée les petits mots magiques que sont s’il te plait ou merci. Si nos efforts sont rarement couronnés de succès, au sempiternel rappel qu’est-ce qu’on dit?, on a tantôt droit à un thank you, tantôt à un cảm ơn (vietnamien), quand ce n’est un xièxie (mandarin). Il en va de même pour les salutations, qui vont du bonjour au hello, en passant par xin chào et nihao.
Cela me rappelle un texte en latin médiéval sur lequel j’avais pas mal transpiré durant mes années d’uni et où il était question d’une curieuse expérimentation de Frédéric II sur des pauvres nourrissons qui, eux, n’avaient rien demandé. La question qui tracassait l’empereur était la suivante: quelle langue un mouflet à qui personne n’a jamais adressé la parole va-t-il parler en premier. Grec? Hébreu? Latin? Arabe? Hélas, aucune vérité n’est jamais sortie de la bouche des enfants, tous morts avant de prononcer le moindre mot. Mais quid d'un môme à qui on s’adresse constamment dans une langue différente? Saura-t-il un jour en maîtriser au moins une seule? Pour l'heure c'est plutôt mystère et boule de gomme...


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mardi 12 octobre 2010

Hanoi l'effervescente, dixit Le Point

Et non, les reportages du Point ne sont pas tous bidon. Preuve en est cet article paru le mois dernier qui montre que la journaliste s'est bel et bien déplacée sur le terrain. Plus excitant de s'envoler pour l'Indochine que de prendre le RER direction Clichy-sous-Bois? Possible...

«Les étals de Hom Market, dans le sud de Hanoi, fleurent bon les épices, les herbes fraîches et les légumes exotiques. "Regardez, là, ce grand chou chinois!" s'exclame Didier Corlou alors qu'il sillonne les allées du marché où se déploient cresson d'eau, épinards gluants, pousses de bambou et fleurs de bananier. "Eh oui, ici, on ne jette rien, on mange tout! Tenez, sentez-moi ça!" lance-t-il tout en agitant sous nos yeux des bouquets de civette et de menthe douce. Car ce que ce chef breton, installé au Vietnam depuis dix-sept ans, aime avant tout, c'est partager les saveurs et jongler avec les harmonies. Comme en témoignent ses créations, qui, à La Verticale, l'une des tables les plus courues de la capitale, tendent à sublimer les produits du pays tout en s'inspirant de la cuisine de rue. Un étonnant mariage entre tradition et modernité dont Hanoi se fait également la spécialité depuis une quinzaine d'années, jouant des contrastes et multipliant les mutations dans la continuité. Désormais, les voitures concurrencent vélos et vélomoteurs sur les avenues saturées. Les femmes en slims et talons aiguilles côtoient leurs aînées parées de chapeaux coniques. Les grands hôtels affichent un style asiatique chic sous la houlette de designers occidentaux. Et les villas coloniales sont prises d'assaut par une flopée de bars et de restaurants. Ainsi découvre-t-on autour de la cathédrale Saint-Joseph épiceries fines, galeries d'art et cafés branchés, tandis que s'échappent des pagodes mitoyennes des effluves d'encens. Dans le quartier des "36 rues et corporations" (Vieux Quartier de Hanoi), créateurs et artisans revisitent les arts ancestraux de la laque, de la céramique et de la soie. Entre bicoques typiques, ruelles étroites et "maisons tubes", l'endroit a des allures de grand bazar où les Hanoiens dévoilent sans complexe le moindre détail de leur quotidien. Comme faire la vaisselle, déguster des soupes phô ou se chercher des poux... Même dynamique sur les rives du lac de l'Ouest, où les villas avec vue s'arrachent dorénavant jusqu'à 3500 euros le mètre carré. Jour et nuit, on s'y bouscule pour flirter à bord d'un pédalo "cygne", admirer les pièces contemporaines de la Art Vietnam Gallery, déposer des offrandes au temple Tay Ho, siroter un verre au Sunset Bar de l'hôtel Intercontinental face au soleil couchant ou déguster un poulet satay chez Bobby Chinn, le nouveau Jamie Oliver de la cuisine vietnamienne. Bref, on l'avait bien compris, Hanoi bouillonne. Et nous avec.»

Ceci pour contrecarrer l’article de L’Express de l'autre jour et vous donner une image de la ville un poil plus positive. On y vit très heureux, c’est sûr!
    
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dimanche 10 octobre 2010

Millénium


Ça y est! Nous voilà enfin au tant attendu 10 du 10 du 10, apogée des festivités d’une ville toute affairée, depuis dix jours, à souffler ses mille bougies. C’était l’année 1010 lorsque le monarque Ly Thái Tô décidait de transférer sa capitale sur le delta du fleuve Rouge, à Thang Long – littéralement "Dragon en plein essor" –, l’actuelle Hanoï. Mille ans plus tard, c’est au milieu d'une forêt de drapeaux rouges que les autorités locales viennent de donner le coup d’envoi à un grandiloquent défilé clôturant les commémorations, pile face au mausolée du Président Hô Chi Minh.
Tout ce faste aurait-il été au goût du patriarche? J'en doute fort. A en croire un récent article paru dans L’Express, il est surtout loin de réjouir l'ensemble de la population locale, qualifiée d'exaspérée au vu des 63 millions de dollars engloutis pour l'occasion, pots-de-vin compris. Dans mon entourage, je ne peux que témoigner d'une relative indifférence face à tout ce tapage médiatique à la gloire du Parti. Exception faite pour les feux d'artifice qui étaient sensés clore les festivités ce soir, mais qui sont partis en fumée avant l'heure avec l'explosion de l'un des entrepôts de stockage. Bilan: au moins quatre morts (c’est une fois de plus la presse française qui nous l'apprend...). Si rien n’a été ébruité dans les journaux du pays, voici ce que l’on pouvait lire hier soir sur le site Vietnam+ :

«Hanoi a décidé de ne pas tirer de feux d'artifice dans la soirée du 10 octobre afin que les fonds destinés à les financer soient offerts à la population des provinces du Centre lourdement sinistrées par les récentes inondations. En l'honneur de son Millénaire, la capitale avait programmé 29 tirs dans ses arrondissements, districts et chefs-lieux. Nguyen Cong Soai, secrétaire adjoint permanent du Comité du Parti communiste du Vietnam pour Hanoi, a expliqué en effet que ces derniers jours, les inondations ont causé de grandes pertes humaines et matérielles dans les provinces du Centre. Afin de continuer de partager les pertes avec les populations du Centre comme de manifester les sentiments et la responsabilité de la capitale envers l'ensemble du pays, Hanoi a décidé de ne pas tirer de feux d'artifice pour son Millénaire.»

Quelle grandeur d'âme! Surtout, ne jamais perdre la face, coûte que coûte!
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