jeudi 1 septembre 2011

Et 6 Mois De Plus...


L'été a filé tellement vite que j'ai du mal à réaliser que nous sommes déjà au mois de septembre. Même si la saison n'a pas été aussi caniculaire que l'année dernière (enfin, tout est relatif puisque le thermomètre est rarement descendu en-dessous des 30°), je suis bien contente de tourner la page vers l'automne, d'autant plus que j'ai toujours aimé l'idée de la rentrée et des journées qui raccourcissent (je sais, vous allez me trouver un peu barjot sur ce point, mais j'assume...). Sans compter la reprise de l'école (enfin un semblant de vacances pour moi!).

Comme chaque année à cette période, il souffle un vent de bonnes résolutions dans mon agenda, bien plus qu'au passage du nouvel an: gym, club photo, workshops de tango, cours de vietnamien/anglais/espagnol, et caetera, et caeteraJe vous ferai sans doute part dans les semaines à venir de mes journées bien remplies.
 
Pour l'heure, étant aujourd'hui pile un an et demi que nous sommes installés au Vietnam, j'avais surtout envie de revenir sur un commentaire reçu suite à mon billet Un an déjà. Le voici:
 
Un an après ce déracinement, quel bilan tires-tu de cette expérience? Tiens, si tu devais lister:

- 3 choses que tu as découvertes et dont tu ne pourrais plus te passer?
- 3 choses que tu as découvertes et que tu n'aimes pas?
- 3 choses que tu as laissées derrière toi et qui te manquent?
- 3 choses que tu as laissées derrière toi et qui ne te manquent pas?

Tiens, ça pourrait presque faire un billet à part entière ^^
 
Bien sûr que cela pouvait faire un billet à part entière mais bon, les jours passant et la procrastination aidant, voilà un demi-bail que je te fais patienter, cher Tambour Major. Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas? 

Avant de répondre à ton petit questionnaire, je tiens tout de même à préciser que je n'ai jamais eu le sentiment de déracinement. Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours rêvé d'ailleurs. Me voilà donc servie!

De plus, j'ai découvert le Vietnam en 1998 et j'y suis par la suite retournée à deux reprises en famille - en 2008 et en 2009 -, avant de décider de nous y installer pour de bon. Je savais par conséquent assez bien où on allait mettre les pieds en débarquant en mars 2010. Ce qui ne m'empêche pas d'être toujours surprise par bien des choses. Au fait, l'étonnement guette ici à chaque coin de rue. On a beau arpenter le même chemin tous les jours, le spectacle est à chaque fois différent. Une chose est sûre, je ne suis pas prête de m'en lasser!

Mais place aux questions. Enfin! ;)

... 3 choses que tu as découvertes et dont tu ne pourrais plus te passer?
  • Un carnet d'adresses façon United Color, comme dans les pubs Benetton des années '90. Je me suis amusée à lister les nationalités des personnes que je fréquente régulièrement (en dehors des autoctones et des trois Suisses qui vivent sous mon toit je veux dire). Et bien, rien qu'au jardin d'enfant de notre ainé, parmi les parents croisés quotidiennement, je peux citer le Japon, la Corée, la Hollande, le Danemark, l'Italie et, jusqu'à il y a peu, l'Inde (Hi Shweta!). En ce qui concerne mes fréquentations à moi, c'est surtout le Québec et la Bolivie qui ont la côté, mais aussi la France (forcément, puisque c'est la deuxième communauté de Hanoï), la Norvège et l'ensemble de l'Amérique Latine (je crois bien que tous les pays sont représentés, exception faite pour le Pérou et le Guatémala). 
  • Ce serait mentir de passer sous silence les nombreuses facilités découlant de notre pouvoir d'achat. Même si nous n'avons pas un vrai statut d'expat et le train de vie qui va avec (j'entends par là la berline avec chauffeur, la piscine, le jardinier et j'en passe) il ne fait aucun doute que nous vivons ici autrement que nous pourrions nous le permettre à Genève. Nous avons la chance d'avoir une maid qui non seulement gère merveilleusement bien notre maison, mais qui nous donne aussi un sacré coup de main avec les enfants. Envie d'un dîner en tête-à-tête? Rien n'est plus facile à improviser qu'une soirée de baby-sitting. Cela change une fois de plus de Genève, où chaque sortie était un véritable casse-tête (sans compter que nous n'y avons jamais obtenu la moindre place en crèche...).
  • Les séances shampoing-lissage chez le coiffeur à 2$. Bon, il ne faut pas être trop regardant sur la propreté des lieux, mais les longs massages du cuir chevelu et des oreilles (si, si!) font oublier tout le reste!


... 3 choses que tu as découvertes et que tu n'aimes pas
  • Il faudrait là donner la parole à mon architecte et entrepreneur de mari. Je suis sûre qu'il serait très bavard sur ce point car force est de constater que faire du business avec les Vietnamiens est loin d'être une mince affaire... Sans doute, il citerait leur manque flagrant de franchise, ce qui est en fait plutôt un trait culturel. Il faut savoir que le mot non n'existe pas vraiment dans la langue vietnamienne. Pas de manière aussi catégorique que dans nos langues occidentales du moins. Pour s'en sortir poliment on dira plutôt "peut-être" ou "pas encore". Ou alors on mentira carrément...
  • Au sein de la communauté expatriée, l'esprit villagois "tout le monde sait tout de tout le monde", un tantinet oppressant par moment (j'ai grandi dans un bled de moins de 200 habitants et je sais de quoi je parle....).
  • L'humidité qui épuise mon pauvre organisme, sans parler de mes sacs en cuir! 


... 3 choses que tu as laissées derrière toi et qui te manquent?
  • Côté réfrigérateur, la glace caramel de Mövempick (dont j'ai déjà eu l'occasion de parler ici), la pâte feuilleté prête à l'emploi (peu importe la marque) et les barquettes de figues fraîches (surtout que ça doit être la pleine saison en ce moment...). 
  • J'allais d'abord dire ma coquetterie, car je suis un peu trop souvent en mode routard depuis qu'on est là. Mais bon, j'essaye de corriger le tir, histoire de dépoussiérer ma trousse de maquillage de temps à autre. Reste parfois la question de l'indépendance financière, sans doute le point qui travaille le plus les épouses d'expats (ne serait-ce que pour une question d'orgeuil, car les occasion de dépenser du fric ne sont pas très nombreuses par ici...). Tout cela est bien entendu assez contradictoire car, même si s'occuper d'un bébé n'est pas toujours de tout repos, je suis bien contente de me la couler un peu plus douce qu'avant. Soyons clair!
  • Au risque d'en faire des hommes objets en les citant parmi les "choses"... mes anciens partenaires de tango! Et je ne parle même pas des milongas aux clair de lune qui parsèment l'été genevois...

... 3 choses que tu as laissées derrière toi et qui ne te manquent pas?

Elles ne me manquent tellement pas que j'ai du mal à les pointer du doigt... Bon, en cherchant bien j'en trouve deux:

  • L'esprit ultra-sécuritaire de notre mère patrie Helvétie. Quand je pense à la dernière réglementation routière qui oblige tout enfant en dessous de 12 ans à utiliser un siège ou un rehausseur (ce qui rend pratiquement impossible l'utilisation des taxis à des familles en vadrouille) je me dis qu'on va avoir bien du mal à se remettre dans le moule. Terminée les virées moto en famille, il va sans dire...
  • Les débats navrants de l'extrême-droite suisse (et en particulier tessinoise), qui feraient passer le clan Le Pen pour des gens presque attachants.
  


Edit: Oui, le bout de portail de la photo est bien celui de notre maison. Pour toute livraison de chocolat Cailler et/ou de magazines n'hésitez pas à demander l'adresse!!! :D 
  
  
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11 commentaires:

  1. Autre pays pour nous (l'Australie) mais sentiments assez proches et bonheur tout aussi present de vivre ailleurs, dans un ailleurs ou l'on se sent bien.
    C'est toujours un plaisir de lire vos aventures (je peux le dire plus facilement maintenant que, benete que je suis, j'ai trouve comment laisser un commentaire !).

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  2. Très intéressant comme article !!!
    J'aime beaucoup l'idée...

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  3. J'aime bien ton article, on en apprend beaucoup...
    Pour moi, qui pars demain et qui ne me rend pas encore compte de ce qui va me manquer ou de ce à quoi je peux m'attendre, je trouve que tes réponses tombent à pic.
    Même si mon projet n'a rien à voir!
    Tu crois que je devrais dévorer des figues et des glaces aujourd'hui!?

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  4. J'avais presque oublié t'avoir posé ces questions. Tu as pris ton temps :)et merci de l'avoir fait, c'est super sympa :)

    Parmi les points positifs, la question du pouvoir d'achat est assez importante il me semble. Je me demande comment sont perçus ces "riches" expatriés par les locaux. J'imagine que cela dépend aussi beaucoup de leur comportement à l'égard des nationaux.

    En lisant ton commentaire sur le siège bébé, tu confirmes une impression que j'ai lorsque je me demande : mais comment faisait-on avant ? Hé bien on faisait les choses quand même, et on faisait attention. Débarrassé de ces contingences s'opère une sorte de retour à l'essentiel, pour certaines choses disons.

    Enfin, le fait de ne pas savoir dire "non", qui je crois n'est pas propre au Vietnam (j'ai déjà entendu ce discours venant d'autres pays d'Asie). Cela doit engendrer des relations très étranges entre les personnes, avec peut être une pointe de méfiance, non ?

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  5. Y'a pas besoin d'etre parti pour etre d'accord avec tes deux derniers points... n'oubliez pas de voter dans 2 mois

    Et merci pour test billets rafraichissants

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  6. @la_grande_blonde: Oh, be welcome then!!! :D

    @princesse_soma: Les questions sont tout à fait libres de droit. C’est toi qui t’y colle la prochaine fois? Je viens de lire l’épisode du trone. Pas banal ton quotidien… ;)

    @two_travelling_birds: Des figues, oui profitez!!! Des glaces, non , pas forcément. On en trouve d’excellentes au Vietnam. De production locale (essayez l’arôme au riz vert) et d’importation (les New Zealand Natural sont de loin nos préférées). On espère en tous cas avoir très vite de vos nouvelles sur les chemins d'Asie. Go now!!! :)

    @tambour_major: Tu sais, les gros porte-monnaies ne sont pas forcément ceux des expats... Ce ne sont pas eux qui fréquentent les boutiques LVMH ou qui roulent en Bentley ou en Porche Cayenne (pour info, une voiture importée coûte au moins une fois et demie le prix qu’en Europe…). Là encore, c’est un sujet fort intéressant qui mériterait sans doute un billet à part entière. A dans six mois ? ;)

    @chris: Merci de nous lire. Oui, on va essayer d’accomplir notre devoir de bons citoyens (du moins en procédant par élimination...).

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  7. Beautifully written.. Miss you ! Shweta

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  8. haha j'aime.
    J'aurais envie de dire chiche pour le chocolat mais est-ce que la poste vietnamienne est de confiance et ne va pas chaparder les branches empaquetées avec amour? sinon je trouve ça marrant, je le ferais bien :-)

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  9. @surcity: Merci! Comme je le disais plus haut à Princesse Soma, ce serait intéressant de faire circuler le questionnaire entre expat girls... Il semblerait que ce billet ait déjà réuni ici l'Australie, l'Inde et maintenant HK! Oui, chouette!!!

    @shweta: Miss you too, my dear. And Alex is still talking about Ahaan... :(

    @minimoiz: Pour le chocolat, t'as sans doute raison et, comme on dit, c'est la pensée qui compte! ;)
    Ceci dit, la paperasse administrative en provenance de Berne arrive sans problème. Mais personne, dans notre entourage proche, n'a jamais eu l'idée en 18 mois de nous envoyer le moindre courrier. En gros, journal à part, on pourrait se contenter de "vider" la boîte aux lettres une fois par mois... Snif!!!

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  10. Je crois que je vais préparer un post ! Cela fait 1 an que je suis en Inde... ça mérite un petit post spécial !!!

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