dimanche 2 octobre 2011

Prends Garde À Toi, Carmencita !


En débarquant ici, je pensais franchement tirer un gros trait sur les activités artistiques et culturelles. Il n'en est rien. L'offre est certes variable, mais bel et bien présente et c'est généralement plutôt moi qui peine à suivre le rythme avec deux loulous souvent crochés aux jupons. C'est donc avec une certaine émotion que, jeudi dernier, j'ai enfin poussé les portes de l'Opéra de Hanoï. Pour la toute première fois (Buuuhhh!!!). De quoi me remémorer mon petit job de placeuse au Grand Théâtre de Genève durant mes premières années d'uni (ça commence à dater, certes...).

Au programme, une Carmen de Bizet qui s'était déjà donnée en spectacle en mai dernier et qui avait beaucoup fait parler d'elle à cause de la mise en scène contemporaine et "couleur locale" (la bâche et les tabourets en plastique devraient parlent d'eux-mêmes, j'imagine). D'aucuns avaient trouvé cela génial, d'autres en étaient sortis outrés. Je me classerais sans hésitation dans la première catégorie, même si j'avoue avoir été un peu déçue par la prestation de l'héroïne, alias dame Vành Khuyên.

L'amour est enfant de bohème
Il n'a zamais zamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, ze t'aime
Et si ze t'aime, prends garde à toi... 

Non, faut pas que je me moque. J'ai un accent sans doute dix fois pire quand j'essaye d'aligner deux mots de vietnamien. C'est juste que sa rivale Michaela s'en sortait beaucoup mieux (ô que ça me dérange par contre d'orthographier mon propre prénom avec un A au milieu!). 

Quoi qu'il en soit, comment ne pas se laisser emporter par les airs si célèbres de cet opéra? Surtout lorsqu'on a plusieurs bonnes copines d'expatriation sur scène qui ont l'air de bien s'éclater (bravo les filles! dommage que mes photos ne vous rendent pas justice...).

De plus, je dois dire que le spectacle s'est glissé jusque dans ma loge, avec un voisin de fauteuil qui a passé la moitié de son temps à jouer au solitaire sur son iPad. Autre pays, autres mœurs, comme on dit. Heureusement, la batterie l'a lâché à la fin du deuxième acte. Puis, il s'est tiré.


PS: Pour en savoir plus sur le choix original de la metteur en scène suédoise Helena Rohr, je vous renvoie à une interview en ligne ici; pour connaître la programmation de l'Opéra de Hanoï pour les semaines à venir  voire réserver vos billets en ligne  passez par là.






Rendez-vous sur Hellocoton !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire