mercredi 27 juillet 2011

Les tribulations d'une apprentie geek


Ci-dessus, l'instantanée d'une nuit singapourèsque avec feux d'artifice à foison  et ce n'était que le prélude aux festivité du National Day du 9 août prochain!  fond d'écran de mon ordi. De mon nouvel ordi, devrais-je dire, mon inséparable Netbook ayant été saboté par mes propres soins... Et oui car, en cherchant à dégager un peu de mémoire pour mes photos (rigoureusement au format RAW+JPG depuis que j'ai pour ambition de faire quelques progrès avec mon numérique), j'ai réussi à compresser la totalité du disque dur. Et à mettre tout le système cul par-dessus tête.

Je vous passe les jérémiades qui ont tout de même duré une bonne semaine, le temps de rentrer à Hanoï et de mettre la main sur un informaticien. Tout est bien ce qui finit bien, j'ai pu récupérer la quasi totalité des données (dont mes archives Outlook que je n'avais jamais pensé à sauvegarder...). Mieux: je dispose enfin d'un vrai ordi, avec un vrai écran. Plus facile, tout de même, pour assurér un minimum sur ce blog! :) 

Seulement voilà: qu'est-ce que c'est casse-pieds de s'habituer à un nouveau pc! Aussi casse-pieds que d'avoir à déménager! La tâche m'est spécialement rude car je suis l'heureuse propriétaire d'un Compaq Presario acheté pour une somme certes dérisoire – tombé d'un camion? je me le demande , mais disposant d'un clavier anglais (ou qwerty, comme ils disent), d'un système d'exploitation en anglais et d'un pack Office... lui aussi en anglais. Outre le fait que je ne suis pas une grande virtuose de la langue de Shakespeare, je navigue carrément à vue avec le nouveau Windows 7 et le plus ou moins récent Office 2007 (j'en étais restée en 2003, moi...).

Je suis néanmoins assez fière d'avoir réussi à installer toute seule et avec succès la panoplie de mes logiciels préréfés: Google Chrome pour surfer sur la toile, VLC pour lire les vidéo, AnalogColor pour m'amuser avec mes photos et, last but not least, UltraSurf 1016, un proxy que j'ai découvert récemment pour contourner la censure et encore mieux surfer avec Google Chrome par ces latitudes...

Et vous, quels sont les logiciels dont vous ne pourriez pas vous passer?



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dimanche 24 juillet 2011

Singapour#3: Une journée au zoo


Non, nous n'avons pas profité du grand hub qu'est l'aéroport de Changi pour nous envoler vers l'Australie. C'est juste que nous ne pouvions pas passer une semaine à Singapour sans en visiter le zoo, réputé pour être l'un des plus beaux au monde (heu, je ne m'y connais pas beaucoup en la matière mais, comparé à celui de Hanoï, c'est sûr il n'y a pas photo...).


De conception ouverte, le jardin zoologique de Singapour est partagé en zones bien distinctes mettant en scène des écosystèmes entiers. Australian Outback et Wild Africa sont sans surprise les plus courus.

Profondément endormi derrière sa vitre, le roi de la jungle est finalement moins impressionnant en vrai que sur les génériques de la Metro-Goldwyn-Mayer, n'est-ce pas Alex?


 
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vendredi 22 juillet 2011

Singapour #2: Don't stop me now

Je mentirais si je disais que Singapour m'a emballée sur le champ. A en juger par le temps qu'il m'a fallu avant de dégainer mon appareil photo, son charme n'a vraisemblablement opéré qu'au bout de 24 heures. Et c'est étrangement son abondante signalétique – garante de l'ordre légendaire qui règne sur les lieux – qui a d'abord captivé mon objectif.





Son architecture futuriste a ensuite pris la relève.





Ainsi que son folklorique – bien que pas mal aseptisé – Chinatown, à deux pas de notre appartement.





Au final? Oui, j'ai bien aimé Singapour, et davantage encore ses attachants quartiers Little India et Arab Street dont je n'ai malheureusement pas la moindre photo à vous présenter. Faudra que j'y retourne, je crois... Cheri???
 

Singapour#0: Nos bonnes adresses

     
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mercredi 20 juillet 2011

Singapour #1: À voir et à manger

La réputation de Singapour comme paradis culinaire mêlant influences chinoises, malaises, indiennes et occidentales ne m'avait pas échappée. J'ignorais en revanche à peu près tout de ses hawker centers, ces marchés aux multiples échoppes où, pour quelques dollars seulement, on peut s'attabler et goûter à toutes sortes de spécialités locales et internationales fraîchement préparées (et cela dans des conditions d'hygiène plus que correctes, pour ceux qui en douteraient).



Le concept est simple. Tout d'abord, on réserve sa table en y laissant traîner une ou deux affaires personnelles (pas de téléphone portable ou d'appareil photo, non, mais une poussette et un marmot somnolent peuvent faire l'affaire).

Puis, on passe à l'étape cruciale: choisir la (ou les) gargote(s) où s'approvisionner. Là, il y en a pour tous les goûts. De celles spécialisées en dim sum à celles alignant les sushis. De celles oeuvrant au wok à celles découpant les canards laqués. Impossible d'être exhaustif tant le choix est divers et varié.

Notre premier gueuleton hawker en compagnie de Christian (je précise son nom pour ne pas avoir à répondre à cinquante mails me demandant "c'est qui ce beau gosse"?) ;)

Le concept de hawker food est si profondément ancré dans le mode de vie singapourien qu'il connaît aujourd'hui une déclinaison design dans nombreux malls de la ville (Food Republic, au dernier étage de Orchard Central, et Food Opera, au sous-sol de Ion Orchard, valent le détour). Balayés par l'air frais de la clim, ils prennent le nom de food courts.

La branchitude en moins (quoique), Lau Pa Sat reste l'un des lieux les plus sympa pour goûter aux joies de la cuisine hawker. C'est aussi celui qui remonte le plus loin dans le temps avec sa magnifique structure en fer forgé importée de Glasgow à la fin du 19e siècle.
 

Ancien marché aux poissons admirablement reconverti en cantine, il présente non moins de 127 échoppes reparties en étoile à partir de son dôme central.



Autre hawker center réputé, celui de Maxwell Road, dans le quartier de Chinatown. Là encore, un énorme hangar accueillant une bonne centaine de petites échoppes.
 
 

Un panneau de l'office du tourisme installé à l'entrée renseigne les visiteurs d'un jour à propos des dix mets à ne pas louper. Les brochettes satay et les roti prata font partrie du top 10. Tant mieux. On ne s'était donc pas trompés...

Toute cette nourriture asiatique bon marché n'aura en revanche pas empêché quelques dispendieux clins d'oeil vers l'Ouest (nos bonnes adresses par ici). De même, comme à chaque fois où l'on sort du Vietnam, chéri n'aura pas pu faire l'impasse sur son gros Big Mac dégoulinant de sauce (je dis ça mais une fois où je l'ai sous le nez il m'est impossible de résister, même après avoir visionné Super Size Me plusieurs fois...).

 
Bref, rien d'étonnant à ce que la balance affiche deux kilos de plus en rentrant à Hanoi ce dimanche (rajoutés aux six autres, j'entends...). Argh!!! 
  
PS: Pour les gloutons  cinéphiles de mon acabit qui désireraient poursuivre la balade culinaire, je ne saurais que trop recommander le poétique long-métrage Be with Me du réalisateur singapourien Eric Khoo. On y parle peu, mais on s'y goinfre beaucoup... (et par rapport à l'un de ses acteurs principaux, j'ai de la marge!!!). 

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vendredi 15 juillet 2011

La photo du mois: fenêtre

17h59'40''... 17h59’50’’… 18h00’00’’… C’est l’heure, du côté de Singapour, de La Photo du Mois!
  
Je rappelle le principe: chaque 15 du mois, les blogueurs qui participent à La Photo du Mois publient un cliché en fonction d'un thème imposé. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs à midi, heure de Paris. Ce mois-ci, le thème est « la fenêtre ».
   
Ça tombe bien. La vue que nous avons depuis l'appartement que nous squattons cette semaine dans la Cité du Lion donne carrément le vertige (40ème étage, tout de même...).


Premier au monde en terme de traffic de conteneurs, le port de Singapour est une véritable ruche où oeuvrent inlassablement grues et dockers. Hypnotique!
  
Et chez les autres participants à La Photo du Mois, quel paysage pourra-t-on découvrir par-delà les persiennes? La réponse par ici: 100driiine, A&G, Alice, Anne, Astrid, blogoth67, Carnets d'Images, Caro, Caroline, Cécy, Céliano, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, Chouchou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, E, Eddy, Eff'Zee'Bee, Ennairam, Fabienne, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Grignette, hibiscus, Isabelle, Jo Ann, Krn, La Madame, L'azimutée, Le Loutron Glouton, Les Caribous-bou-bou, M, magda627, Mandy, Marie, Marion, M'dame Jo, Maureen, Nathalie, Nicopompus & SeriesEater, Noelia, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, Où trouver à Montréal ?, Paris by Mag!, Sébastien, Shandara, Stephane08, Tambour Major, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Urbamedia, Véronique, Virginie et Viviane.

Vous désirez participer à La Photo du Mois? Rien de plus simple: connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question? Contactez Olivier.


Les photos des mois précédents:
Le thème du mois de juin (#6): la clé
Le thème du mois de mai (#5): en mai, fait ce qu'il te plaît
Le thème du mois d’avril (#4): dans mon frigo
Le thème du mois de mars (#3): sur les murs
Le thème du mois de février (#2): mon trésor
Le thème du mois de janvier (#1): dans le ciel
  
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jeudi 7 juillet 2011

Genèse D'Un Exode

C'était il y a cinq ans mais je m'en rappelle comme si c'était hier. Sur la Piazza Grande de Locarno (pour ceux qui ne me connaissent pas je suis Tessinoise et, pour ceux qui ne connaissent pas le Tessin, j'ai nommé là le petit bout de Suisse qui jouxte l'Italie). Sur la Piazza Grande de Locarno, disais-je, en plein Festival International du Film, l’homme qui deux ans après allait me passer la bague au doigt (et que je ne connaissais que depuis deux petites semaines) m’adresse une question des plus saugrenues: pourrais-je un jour envisager de fonder une famille? (Là, toute de suite???), aussitôt suivie d'une question subsidiaire: Pourrais-je m’imaginer vivre un jour ailleurs qu’en Suisse? Bon, je vous avoue que la deuxième question me met tout de suite plus à l’aise. Bien sûr! (Je ne rêve que de ça mon gars! Où???)

Il me parle alors du Vietnam, un pays où l’un de ses associés compte s’établir et où il a effectué deux ou trois séjours dans le cadre d’un programme d’enseignement à la faculté d’architecture de Hanoï. Un pays que je connais pour y avoir  bourlingué en 1998 et qui, bien que très photogénique, est loin de m'avoir laissé un souvenir impérissable. Du moins comparé à d'autres régions d'Asie du Sud-Est comme la Birmanie, la Thaïlande ou le Cambodge. Trop d'arnaques, trop d'agressivité et, sans doute, trop de comparaisons...

Bon, le flirt estival se poursuit sous la grisaille genevoise. Le collègue part, notre premier fiston voit le jour (j’abrège un peu là, mais vous avez bien compris que j’ai fini par répondre oui à sa première question) et le «Je ne rêve que de ça», se transforme en «Quand????»

La suite, beaucoup d’entre vous la connaissent. Un gros concours d’archi remporté à Singapour et hop! nous voilà expatrié à Hanoï depuis le 1er mars 2010. Dans la joie et la bonne humeur (du moins pour moi, qui ai évidemment le bon rôle…).

Tout ça, donc, à cause de ça:

©group8

Un grand chantier de 145'000 m2 (pour un total de 1072 appartements) qui vient tout juste de démarrer et qui sera achevé début 2014.

Je pars découvrir les lieux ce soir, mais keep in touch, comme on dit là-bas. Les connexions internet ne devraient pas poser de soucis (ni FB d'ailleurs!!!). Grosses bises et à bientôt!
    
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dimanche 3 juillet 2011

Birmanie #2: Yangon downtown

Avant de lever les voiles pour Singapour, je me devais de vous emmener en ballade au Myanmar. Commençons par Yangon, si vous le voulez bien. Il serait dommage de considérer l'ancienne capitale birmane comme un simple lieu de transit. Outre l’époustouflante pagode Schwedagon, la ville recèle plus d’un trésor. Si l’on fait abstraction de son manque d’entretien (attention à ne pas terminer votre promenade dans une bouche d'égout!) et que l’on ne s’attarde pas trop sur l’état de délabrement de son patrimoine architectural, c'est l’une des plus fascinantes d’Asie.

Avec ses rues à angles droits, le centre-ville ne pose aucun souci d'orientation et se découvre agréablement à pied. En son cœur, la paya Sule constitue non seulement un excellent point de repère, mais fait aussi office de borne kilométrique à partir de laquelle sont calculées toutes les adresses des quartiers nord. La légende prête à ce sanctuaire quelques 2000 ans. En réalité, il a été reconstruit et restauré tellement de fois que plus personne ne sait vraiment. D'une chose les Birmans sont pourtant sûrs: le caractère sacré de son stupa central, renfermant un cheveu de Bouddha! 
 


Culminant à 46 mètres de haut, celui-ci est entouré de nombreux petits pavillons auxquels viennent s'ajouter les silhouettes modernes des quelques tours toutes proches.


Comme souvent, dans les lieux de culte birmans, sacré et profane se côtoient dans une ambiance bon enfant. D'aucuns lèvent leurs prières vers le ciel, alors que d'autres vaquent aux occupations quotidiennes d'ici-bas. Suivre l'actualité internationale en fait visiblement partie.


Et la nouvelle du jour n'est pas de taille à laisser les lecteurs indifférents!


Une autre curiosité semble néanmoins accaparer l'attention des fidèles et des badauds...



Quelques papouilles plus tard, nous reprenons la route avec nos deux poussettes. En traversant le rond-point vers l'est, sur Mahabandoola Rd, on admire l'imposant Hôtel de Ville, en pleine séance de ravalement de façade.



De l'autre côté de la rue, l'Eglise Baptiste Immanuel, bâtie en 1830, puis complètement remaniée une cinquantaine d'années plus tard.


Puis, que ce soit sur Mahabandoola Rd ou sur Pansodan Street, quantité de jolis bâtiments datant de l'époque coloniale...




... tous plus délabrés les uns que les autres!


Mais les choses s'améliorent sensiblement à l'approche de Strand Road.



Et qui dit Strand Road, dit forcément Strand Hôtel, une imposante construction victorienne dont le seul nom suffit à évoquer tout le raffinement de l'ancien empire britannique.


A défaut d'y poser ses valises, il fait toujours bon y siroter un verre au coin du bar.


Plus loin, en remontant la rue vers l'ouest, on ne peut que lever son regard sur la très belle architecture de la Customs House, le bâtiment des douanes datant de 1915.


Mais attention tout de même à où l'on met les pieds!


L'état des trottoirs semble d'ailleurs se détériorer à mesure où l'on s'enfonce dans le chaotique, mais non moins séduisant, quartier indien...



Chaque mètre carré est désormais occupé par une boutique ou vendeur ambulant.


Que cela ne vous empêche pas de pointer de temps en temps votre nez vers le haut!


Ou vers le bas, c'est selon....



Décidément, pour les vendeurs de journaux, la journée s'annonce bonne...



 Quant aux vendeurs d'antennes paraboles, ils ont sans doute encore des beaux jours devant eux...


Tiens, on dirait Hanoï!


Et là aussi!

 


D'autres billets sur le sujet:
Birmanie #6: Une dernière couche?
Birmanie #3: Lac Kandawgyi
Birmanie #2: Yangon Downtown
  

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