lundi 29 août 2011

Allô Maman Bobo...

C'est bien connu, chaque fiston est toujours le plus beau aux yeux de sa momon... Vraiment? Et bien, pas au Vietnam, où aucune mère n'aurait l'idée de s'extasier sur son rejeton. La croyance veut en effet que cela pourrait porter préjudice à l'enfant. Entendez par là qu'un esprit malveillant pourrait entendre les compliments et décider de s'en emparer.

Pas question, donc, de se lancer dans des "Mais qu'est-ce qu'il est joliiiiiiii!!!". A la place, on dira plutôt: "Ohhh, quelle sale petite tête de chiot celui-là!!" Bon, tradition ou pas, quelque chose me dit qu'au fond d'elle-même, toute mère vietnamienne n'en pensera pas moins que sa consœur occidentale.

Bien entendu, même aveuglée par l'amour, il n'est pas exclu que cette dernière reconnaisse un ou deux petits travers à sa progéniture, genre des oreilles décollées ou un léger strabisme (je dis ça au hasard, hein?!!). Mais peu importe, car ce qui est bien avec les canons de beauté (et par conséquent avec les canons de laideur) c'est qu'ils sont à géographie variable. En Birmanie, par exemple, les oreilles décollées sont synonyme de grande beauté, quitte à tirer dessus tous les jours. Quant au Vietnam, de grands pavillons auriculaires, décollés ou pas, sembleraient être un signe d'intelligence et la promesse d'une trèèès belle carrière. "Qu'il ira loin ce petit!!!" (non, non, car là aussi je crois qu'il vaut mieux ne pas l'exprimer de vive voix...).

Bon, tout ce charabia pour vous faire part des dix mois d'Hadrien. A vous de faire votre choix entre les deux exclamations susmentionnées...



L'idée de la séance photo du jour était de vous présenter la toute première dent... Ben non, ce sera pour une prochaine fois (pour autant que je pense à d'abord cacher le protège-objectif de mon appareil photo...) 

PS: Que ce soit en lisant certains commentaires ou en découvrant quelques-uns des mots-clés qui aboutissent à ce blog, je prends conscience que bien des lecteurs de passage ici ont instauré un lien fort avec notre pays d'adoption par le biais de... l'adoption, justement. Qu'elle soit en cours ou enfin achevée, je suis très touchée lorsque je réalise que cette petite tribune est pour certains un moyen de respirer à distance un petit bol d'air (passablement pollué par endroits) du pays d'origine de leur(s) enfant(s). Si tel est votre cas, n'hésitez pas à laisser un petit mot en signe de votre passage. Cela me ferait le plus grand plaisir de connaître votre parcours, parsemé de grandes joies, certes, mais aussi de longues tribulations. En particulier, je serais ravie d'avoir des témoignages d'adoption de la part de familles ayant également des enfants naturels. Merci d'avance! :)
  
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mardi 23 août 2011

Must-visit : le marché Cho Hôm

Croyez-le au non, je suis rentrée de Singapour les mains vides, le mois dernier, exception faite pour un gros pack de Tampax, un bon stock de Supradine Recharge et quelques magazines. Le moins que l'on puisse dire (et je m'en étonne moi-même!) c'est que le lèche-vitrine dans la grande mecque du shopping ne m’a pas trop emballée.

Bien évidemment, si j’avais réussi à me délester des kilos de la grossesse avant notre séjour – histoire qu’on ne me demande PLUS JAMAIS “c’est pour quaaand???” –, je n'aurais sans doute pas boudé mon plaisir chez 7 For All Mankind ou chez True Religion, deux boutiques à peine entrevues dans l'incroyable mall Ion Orchard. Tant pis, le jean parfait ce sera pour une autre fois.

Pour le reste, nul besoin d’arpenter Orchard Road. Autant feuilleter les pages glacées de n'importe quel Vogue confortablement installée sur son canapé: Louis Vuitton, Prada, Miu Miu… re-Louis Vuitton, re-Prada, re-Miu Miu. Bof, bof!


Il faut dire que mes envies fashion ne sont plus trop dictées par les campagnes publicitaires et les tendances saisonnières depuis que nous sommes installés au Vietnam. Savez-vous où je fonce, à Hanoï, lorsque j’ai des envies de frusques? Au marché Cho Hôm! Bon, d'accord, il faut un peu fouiller. Il y a à boire et à manger (au sens propre comme au figuré), mais on y fait parfois de belles trouvailles. Et pour un prix défiant toute concurrence, il va sans dire...
  


 



Pour l'heure, je me suis surtout exercée avec mes trois hommes: Alexandre et Hadrien pour les répliques de pyjamas Bonpoint à bon compte et Greg qui a, lui, décidé de clooner toute sa penderie Hugo Boss (tout un programme!).
  

Il me tarde cependant de lancer quelques travaux de couture un poil plus créatifs, surtout depuis que Polly m'a fait découvrir ce très chouette site web spécialisé dans le rétro (et largement inspiré des tenues féminines de la série Mad Men). De quoi craquer pour les tissus les plus improbables, comme ces pois so sixty's.


En attendant, j'ai un peu trop tendance à me lâcher sur les chè (soupes sucrées) de l'étage en-dessous. Ce qui m'éloigne toujours un peu plus de mon objectif minceur... On ne se refait pas, n'est-ce pas? ;-)



  
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mercredi 17 août 2011

Cuisine laotienne, miam!

L'adresse étant dans tous les guides Lonely Planet un tant soit peu à jour, elle est vite devenue incontournable. Au point qu'il a fallu trouver un nouveau local pour faire face à la forte affluence (non, ne cherchez plus du côté de Ban Wat Nong!). Je parle de Tamarind... a taste of Laos, sympathique restaurant de Luang Prabang faisant aujourd'hui face à la rivière Nam Khan, réputé non seulement pour sa cuisine laotienne mais également pour ses cooking classes (dispensées, elles, dans un charmant pavillon perdu dans la campagne environnante).

J'ai passablement dû négocier avec mes trois hommes pour obtenir quartier libre pendant six longues heures (les cours démarrent à 9h et se terminent à 15h), mais c'était au final plutôt dans leur intérêt, puisque j'ai déjà eu l'occasion de refaire deux-trois recettes de retour à Hanoï... ;)
  
Assimilée trop souvent à ses consœurs viet et thaï, la cuisine laotienne reste étonnamment méconnue en Occident. Alors, pour celles et ceux qui ne rechignent pas à mettre la main à la pâte, je ne saurais que trop conseiller cette amusante expérience culinaire chapeautée par l'inénarrable Joy (sa biographie, par ici, vaut tout de même le coup d'œil...). Tenté(e)s?


Après s'être baladés au marché à la découverte des multiples originalités locales, l'heure est venue de rejoindre les fourneaux et d'enfiler son tablier. C'est pas tout mais il y a du pain sur la planche! Ou, plutôt, du riz, à rincer et à passer à la marmite...
  

Au Laos, on consomme essentiellement du sticky rice, une qualité de riz gluant très parfumée que l'on trouve en divers coloris: du blanc au violet, en passant par le brun (la deuxième qualité étant la plus chère). Une fois soigneusement rincé, le riz est cuit à la vapeur dans des paniers en bambou. On le sert ensuite dans de jolies boîtes, individuelles ou collectives, où chaque convive se sert du bout des doigts (surtout ne pas faire l'impaire de demander des services, et encore moins des baguettes, totalement étrangères aux coutumes locales!).



L'un des mets spécialement conçu pour accompagner le sticky rice s'appelle jeow. Il en existe des dizaines de sortes, toutes réalisées à partir de la même pâte de piments, d'ail et d'échalotes aux notes délicieusement fumées.


Oui, fumées, car on n'hésite pas à poser les ingrédients directement sur les braises ardentes (juste quelques instants, hein!). Dans le cas présent, nous y ajoutons une aubergine et deux-trois tomates cerises pour réaliser un Jeow Mak Keua, une sorte de sauce à dips tout à fait addictive pour autant que l'on n'ait pas la main trop lourde avec le chili (de mon côté, j'ai franchement préféré remplacer le petit piment rouge préconisé dans la recette par un gros vert – bien moins fort dont je n'ai, au final, utilisé que la moitié).


Et voici le résultat, après avoir passé le tout au mortier (outil vraisemblablement indispensable par ici) avec un brin de coriandre, quelques tiges d'oignons nouveaux (juste la partie verte) et avoir assaisonné la mixture ainsi obtenue d'une petite cuillère de sauce de poisson et d'un demi citron vert. Miam!



Autre spécialité locale, les brochette de poulet à la citronnelle (ou Ua Si Khai, comme ils disent). A nouveau, rien de bien sorcier. Juste quelques gousses d'ail, des tiges d'oignons nouveaux, des brins de coriandre, une feuille de kaffir et une pincée de sel, le tout passé au mortier (ou au mixer, j'ai essayé et ça marche aussi...). On mélange alors avec du poulet finement émincé, on dispose une bonne cuillère de la farce ainsi obtenue dans des tiges de citronnelle précédemment entaillées, on badigeonne d'un peu d'œuf battu, on passe dans l'huile bien chaude pendant quelques minutes et le tour est joué.
 



Aussi simple à réaliser que l'incontournable Mok Pa, du poisson mariné avec une pâte à base d'échalotes, d'ail, de chili, de poudre de riz, d'une feuille de kaffir, d'aneth et de basilic thaï (le mortier, toujours et toujours...), assaisonnée ce qu'il faut de sauce de poisson et cuit à la vapeur dans un morceau de feuille de banane.



  
Un seul plat semble avoir moins convaincu l'assemblée: le Orlarm, un ragoût de porc vraiment trop épicé pour nos pauvres papilles occidentales...


Ce ne sera donc pas tout à fait du 10 sur 10 pour ce déjeuner bucolique mais presque...



D'autant plus que le repas s'achève sur une note sucrée des plus agréables avec du Khao Gam, du sticky rice réchauffé à la casserole avec deux-trois cuillerées de crème de coco, une bonne pincée de sucre et servi avec des fruits de saison, de la sauce au tamarin, de la noix de coco râpée et du sésame grillé.



Bien sûr, tous ces plats sont également à la carte du restaurant du centre-ville où il fait juste bon poser les pieds sous la table, tout en contemplant la rivière Nam Khan se la couler douce. Cela dit, vous ne pourrez pas dire "c'est moi qui l'ai fait!"!
 


Ban Wat Sene 
Luang Prabang, Laos
T. 071 21 31 28
Cours de cuisine de 6 heures: 250 kip p.p. (environ 30$),
à réserver au moins deux ou trois jours à l'avance, histoire d'y trouver de la place 


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lundi 15 août 2011

La Photo du Mois: O Sole Mio...

 
Que le temps file vite! Nous voici déjà le 15 du mois, rendez-vous habituel de La Photo du Mois. Cette fois-ci la consigne tient en un seul mot, tout à fait de saison (quoique...): soleil

Je pensais vous servir un beau sunset depuis les berges du Mékong. Hélas, l'astre s'est plutôt amusé à joueur à cache-cache. J'ai alors été piocher une photo dans le dossier de notre récent voyage en Birmanie, histoire aussi de me rappeler qu'il faut encore que je vous parle de notre escapade chez les Intha. 

En guise de teasing, voici donc une première image crépusculaire.

Et chez les autres participants à La Photo du Mois, soleil au zénith ou pas? Par ici la visite: 100driiine, A&G, Alice, Anne, Astrid, Babou, blogoth67, CalamityScrap, Carnets d'Images, Caro, Caroline, Cathy Brocard, Celiano, Cécy, Céline, Céline in Paris, Cherrybee, Chouchou, CindyChou, Clara, Claude, Cynthia, Damien, Dicey, Doremi, Doréus, Dorydee, Dr. CaSo, E, Eff'Zee'Bee, Emma, Ennairam, Fabienne, florianL, François, Frankonorsk, Frédéric, Genki, Gilsoub, Gizeh, Grignette, Hibiscus, Ines meralda, Isabelle, Jo Ann, Krn, La Madame, La Parigina, L'azimutée, Laure, Le Loutron Glouton, Les Caribous-bou-bou, M, Magda627, Mandy, Manola, Marie, MarionMaureen, M'dame Jo, Mel, Nathalie, Nicopompus&SeriesEater, Niwatori, Noelia, Nolwenn, Olivier, Onee-Chan, Où trouver à Montréal?, Paris by Mag!, Pavot de Lune, SébastienStephane08, Tambour Major, The Breathless Quills, The Parisienne, Thib, Titem, Un jour-Montreal, Urbamedia, Véronique, Virginie et Viviane.

Vous désirez participer à La Photo du Mois? Rien de plus simple: connectez-vous sur Facebook et rejoignez-nous. Une question? Contactez Olivier.



Les photos des mois précédents:
Le thème du mois de juillet (#7): fenêtre
Le thème du mois de juin (#6): la clé
Le thème du mois de mai (#5): en mai, fait ce qu'il te plaît
Le thème du mois d’avril (#4): dans mon frigo
Le thème du mois de mars (#3): sur les murs
Le thème du mois de février (#2): mon trésor
Le thème du mois de janvier (#1): dans le ciel
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jeudi 11 août 2011

Luang Prabang, la belle endormie

Une douzaine seulement. C’est le nombre d’hôtels et de guesthouses récensés à Luang Prabang par mon vieux Guide du Routard millésimé 1996. Autant dire que la situation a bien changé quinze ans après l’entrée de l’ancienne ville royale au Patrimoine mondial de l’humanité. Aujourd’hui, l’industrie touristique a presque tout englouti dans la presqu’île formée par le Mékong et la rivière Nam Khan. Tout sauf les monastères et les temples. Ouf!

Malgré ses airs de ville-musée, Luang Prabang garde beaucoup de charme, rythmée qu’elle est par les sorties rituelles de ses bonzes et la ferveur religieuse de ses habitants. Il faut sans doute tomber du lit au premier chant des coques (qu’il pleuve ou qu’il vente!) pour en saisir toute l’ampleur. Mais n’ayez crainte, car les journée s’égrainent pour le reste de manière plutôt oisive, entre ballades fluviales, courses pétaradantes en tuk-tuk, découvertes culinaires, massages traditionnels, shopping ethnique et échanges de sourires. Prêts pour la visite?








































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